D’année en année, le travail d’Ariane Conte se déploie dans des rencontres improbables entre les matériaux les plus familiers
et 
nos univers les plus immédiats.
 
Dans ses mains et son regard, les papiers, les encres, les peintures, les bois flottés ou de charpente, recyclés, détournés, rassemblés,
nous parlent de l’abolition des frontières et des servitudes.
 
Une raie manta glisse et s’incline vers nous, silencieuse, et notre terre et nos montagnes se découvrent sur son ventre.
Il suffit de lever les yeux et de regarder.
 
Dans ce lent mouvement, si présent dans les créations d’Ariane, les mondes se reflètent les uns dans les autres et s’appartiennent,
tout comme nous leur appartenons.

 

Lever les yeux, se laisser remplir par son souffle et ressentir l’émotion qui se donne à voir, autre.